jeudi 1 juillet 2010

Dany Laferrière, le charme des après-midi sans fin

A l'origine j'avais prévu de lire ce récit en dégustant mon bento lors de l'escale aux Antilles.... Et finalement je l'ai commencé juste après et je n'ai pas été déçu. Ce roman autobiographique nous plonge dans les rues chaudes de Petit-Goâve en Haïti et dans la vie de Vieux Os, un jeune garçon qui vit auprès de sa grand mère Da qui fait sans doute le café le plus courue de toute la ville.
La première partie, les préparatifs, tourne autour des bagarres, des amitiés et des amours de Vieux Os et de ses amis Frantz et Rico. La deuxième partie, les journées turbulentes, est plus centré sur le monde des adultes et les problèmes politiques haïtiens. La dernière partie, le départ, se clôt sur des adieux....





Autour de Vieux Os, le narrateur, et Da, sa grand mère, on trouve Fatal, Nèg-Feuilles, Batichon, Vava, Camelo, Rico, Loné. J'ai aimé ce récit et son écriture. J'ai aimé cette façon de nous faire percevoir par petites touches, petits tableaux, tous les grands moments de l'enfance et de l'histoire d'Haïti. Mais c'est sans doute la présence de tous ces personnages et de tous ces noms aux fortes sonorités qui m'ont le plus interpellé. Et c'est à la page 229, que j'ai appris et que j'ai aimé la façon dont pouvait se former les prénoms :

« [...] le gouvernement avait interdit aux gens de donner à leurs enfants toutes sortes de noms à coucher dehors. La plupart du temps, des noms qu'ils ont créés eux-mêmes à partir des évènements de la vie quotidienne. Par exemple : si l'enfant est né au bord du chemin, on l'appellera Chimin. Si la famille attendait un garçon, cette fois, et qu'il est arrivé une autre file, ce sera Asséfi. Ou si c'est le contraire : Acélhomme. »


Dany Laferrière, le charme des après-midi sans fin, éditions du Rocher, collection motifs, 2009, 296 pages.

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